5 conseils pour négocier votre crédit immobilier

5 conseils pour négocier votre crédit immobilier

Même si les taux d’intérêt immobiliers commencent à remonter en cette période estivale, les taux restent exceptionnellement bas tandis que de nombreuses aides financières gonflent votre apport personnel, des conditions idéales pour négocier un crédit immobilier et donner vie à son projet de construction de maison.

La négociation du prêt immobilier est une étape importante pour concrétiser votre projet et s’assurer un avenir stable et certain. Difficile de s’y retrouver entre les propositions de banques, courtiers et autres spécialistes du financement immobilier.

 

1.    Être en veille sur les taux d’intérêt

Afin de mesurer l’opportunité offerte par la proposition de taux d’intérêt de votre banque, il est nécessaire de bien connaître les tendances globales au niveau national. Depuis des mois, le marché est favorable aux emprunteurs avec des taux d’intérêt historiquement bas, un dernier palier historique a été atteint en juin avec 2,01% avant une nouvelle remontée en juillet à 2,06%.

Les taux devraient remonter lentement tout au long de l’année, c’est donc le moment idéal pour négocier un crédit immobilier pour la construction d’une maison neuve. Le site de l’Observatoire Crédit Logement fournit les indicateurs nécessaires pour suivre l’évolution du marché et connaître les tendances avant de négocier son crédit immobilier.

 

2.    Mettre la banque en confiance

La négociation auprès de la banque dépend en grande partie de la confiance accordée à l’emprunteur et son  projet de construction. La situation financière du ou des emprunteur(s) sera étudiée en profondeur afin de mesurer le profil de l’emprunteur. Une analyse où il vaut mieux faire preuve de transparence et démontrer une situation stable avec peu de crédits à la consommation, des dépenses mensuelles maîtrisées avec des revenus suffisants, aucun découvert récent… Un emprunt en couple avec au moins un membre en CDI sera plus rassurant et stable pour la banque, sachant que la somme remboursée par mois (capacité d’endettement) ne peut dépasser un tiers des revenus mensuels nets.

Le projet de construction de la maison est également étudié par la banque, notamment sa valeur liée à son emplacement, dans l’hypothèse d’impayé où la banque serait contrainte de revendre le bien. Le sérieux du constructeur est déterminant pour rassurer le bon déroulement du chantier, les banques apprécient les constructeurs respectant un Contrat de Construction de Maison Individuelle (CCMI) pour bénéficier de garanties sur le respect des délais et du prix convenu.

 

3.    Optimiser son apport personnel

L’apport personnel est la somme d’argent dont dispose l’acquéreur dans le projet de construction de la maison. Economies, héritage familial, donation, ces apports sont renforcés par les aides au financementcomme le PTZ+, le prêt « Action logement », les aides de collectivités locales ou les fonds accordés par certaines catégories de fonctionnaire ou de salariés du secteur privé (participation au bénéfice de l’entreprise).

Plus cet apport est conséquent, plus l’emprunteur peut prétendre à un montant de crédit élevé et des conditions de prêt avantageuses. Les banques préfèrent un apport à au moins  20%  du montant du projet immobilier.

 

4.    Augmenter la durée du prêt

En augmentant la durée du prêt immobilier, le taux augmente tandis que le crédit coûte au final plus cher puisqu’on le paye plus de temps. Cependant, l’avantage principal est que pour la même mensualité il est possible d’emprunter davantage. Augmenter cette durée est également une solution lorsque l’on souhaite diminuer la capacité d’endettement mensuelle afin de rester en dessous du montant  maximum de 33% des revenus mensuels.

Diminuer les mensualités ou emprunter davantage, l’allongement de la durée du prêt peut être utile dans certaines situations mais il faut en étudier l’opportunité auprès de votre banque pour trouver le meilleur équilibre en fonction de vos revenus.

 

5.    Négocier les frais annexes

En plus du taux but indiqué dans le taux effectif global (TEG),  deux types de frais apparaissent dans les propositions de crédit des établissements bancaires : les frais de dossier et l’assurance décès-invalidité. Ces différents frais annexes peuvent également être négociés pour réduire un peu les mensualités, cela dépend des banques et de leur politique commerciale, certaines supprimeront par exemple les frais de dossiers.

Il est important de bien choisir l’assurance décès-invalidité exigée pour le prêt pour en réduire le coût, en n’hésitant pas à demander de nombreux devis auprès d’établissements externes pour comparer l’offre de la compagnie d’assurance proposée par votre banque.

Enfin, pour prévenir le risque d’impayé, les banques exigent à l’emprunteur de souscrire à un service de caution ou d’hypothèque auprès d’un organisme spécialisé, cela représente  environ 1% du prêt pour la caution et 1,5% pour l’hypothèque. Il est important de consulter et négocier les différentes offres de ces services pour trouver le meilleur compromis.