Maison à ossature bois et isolation thermique

06/04 2017

Dans un contexte politique et économique de plus en plus tourné vers le développement durable avec de nombreux labels et réglementations autour de la construction à économie d’énergie, l’isolation thermique reste la principale considération d’un projet de maison individuelle.

Les performances d’isolation thermique d’une maison à ossature en bois sont sans doute le plus gros avantage de ce type de construction, en plus de sa modularité, sa liberté architecturale ou ses délais courts de chantier.  

La maison à ossature bois dispose de sérieux atouts en terme d’isolation par rapport à la maçonnerie traditionnelle, grâce à la combinaison d’éléments que nous allons détailler :

  • La structure en ossature bois naturellement isolante
  • Le choix d’isolants performants
  • Une bonne étanchéité
  • La maîtrise de la ventilation

 

Les qualités d’isolation de l’ossature bois

L’ossature bois est 2 fois plus isolante que le béton, pour une économie d’énergie jusqu’à 40% sur le bilan de chauffage annuel. On estime qu’il isole 6 fois mieux que la brique, 12 fois mieux que le béton, 450 fois mieux que l’acier, 1 700 fois mieux que l’aluminium :

Le bois : un matériau naturellement isolant

Naturellement, le bois possède des vertus favorables à la bonne isolation thermique et phonique d’un habitat. Matériau « vivant », contrairement à la brique ou au parpaing, le bois dispose d’une capacité d’absorption favorisant la normalisation du taux d’humidité. Le bois a ainsi un effet régulateur naturel de l’hygrométrie ambiante, sur le principe de mur respirant en éco-habitat : favoriser l’évacuation naturel de l’humidité par le toit, les murs et le sol.

Avec une masse thermique faible en comparaison d’une maison en maçonnerie traditionnelle, l’ossature bois dispose d’une meilleure réactivité chimique : le chauffage d’une pièce est plus rapide en hiver tandis que la pièce se rafraîchit mieux en été.

L’encombrement optimal de la paroi

Avec une épaisseur de mur équivalente, l’ossature bois offre une meilleure isolation qu’une construction en maçonnerie traditionnelle puisque l’isolant est positionné directement dans la structure en squelette entre les montants espacés de 40 à 60 cm : on peut insérer entre 20 et 25 cm d’isolant, une ou deux couches, contre 8 à 16 cm en dans une paroi de maçonnerie classique.

Un assemblage en atelier

Chez Maisons Socopa, les isolants phoniques et thermiques sont intégrés directement dans le mur au moment de leur fabrication dans notre usine. Même méthode pour l’intégration des portes, fenêtres et du revêtement extérieur de la maison, qui doivent être totalement hermétiques. Ce montage en usine favoriser un contrôle qualité rigoureux à l’abri des aléas du chantier : c’est l’assurance d’une excellente étanchéité à l’air et à l’eau. Sur le chantier, les techniciens n’ont plus qu’à s’assurer du parfait assemblage de la maison.

          

Disponible et renouvelable, le bois offre d’excellentes performances énergétiques à condition d’être protégé de l’humidité naturelle et complété par des isolants adaptés :

 

Le choix d’isolants performants

La maison à ossature bois est compatible avec une large gamme d’isolants pour l’isolation des murs, cloisons ou du toit. Si le marché est encore dominé par les matériaux conventionnels comme les laines minérales, de verre ou de roche, les isolants biosourcés d’origine végétale connaissent un réel engouement depuis quelques années : ouate de cellulose soufflée, laine de bois, laine de mouton…

En accord avec l’engagement en faveur du développement durable présent dans la philosophie d’une maison à ossature bois, ces isolants naturels sont de plus en plus sollicités même si les isolants minéraux et synthétiques restent dominants pour leurs prix compétitifs. Plusieurs lois et labels récents encouragent le recours à ces matériaux biosourcés dans la filière du bâtiment, comme la loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte du 17 août 2015.

Autre point très important, la protection des parois de l’humidité et le traitement des ponts thermiques. L’insertion d’une membrane pare-vapeur est indispensable pour assurer l’étanchéité de l’habitation et limiter les pertes d’énergie. Cela évite le risque de condensation à l’intérieur des parois, ce qui pourrait conduire à la formation de moisissures et au pourrissement de l’ossature en bois. C’est ce revêtement bleu que l’on peut voir sur les murs :

La maîtrise de la ventilation

Si le choix d’isolants adaptés et la pose d’une membrane limite le risque d’humidité, ils ne peuvent toutefois se passer de la mise en place d’une ventilation performante. On estime qu’un ménage composé de 4 personnes produit environ 12L de vapeur d’eau / jour entre les activités de chacun : respiration, cuisson, combustion, lavage…

La gestion de la qualité sanitaire de l’air intérieure est essentielle dans un projet de maison individuel pour le bien-être des futurs occupants et la bonne gestion de l’humidité pour l’ossature bois. Solution commune, un système de VMC dans les pièces sensibles à l’humidité est indispensable, il est particulièrement efficace s’il est disponible en double-flux pour filtrer l’air dans l’habitat et utiliser l’air extérieur pour chauffer ou refroidir selon les besoins.

La mise en place échangeur air-sol est un procédé géothermique idéal pour une ventilation naturelle et économique de l’habitat. Ce système s’appuie sur la température presque constante du sol pour réchauffer ou refroidir l’air ventilé dans l’habitation : l’air passe dans des tuyaux enterrés avant d’être propagé dans la maison. L’hiver, le sol plus chaud que l’air extérieur préchauffe l’habitation, on parle alors de puit canadien. En été c’est l’inverse, l’échangeur puise dans la fraîcheur du sol pour refroidir l’air, on parle alors de puit provençal. 

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