Comment choisir un bardage en bois pour une maison à ossature bois ?

11/05 2017

Moderne et très esthétiques, les bardages en bois offrent un revêtement de façade économique et durable. Avec une bonne durée de vie, ils apportent une isolation extérieure naturelle à l’habitat, à la fois thermique et phonique. C’est sans doute le choix de finition extérieure qui semble la plus adaptée pour une maison à ossature bois : pratique, esthétique et écologique.

Le choix du bardage extérieur en bois offre de nombreuses possibilités entre les différents matériaux, les essences de bois et les techniques de pose… Un ensemble de caractéristiques à prendre en considération que nous vous détaillons dans cet article :

Sommaire: 

Quelle classe de bois ?

Le bardage en bois fournit une enveloppe de protection étanche pour les murs extérieurs de l’habitat. Le choix du bois est le 1er élément à prendre en considération pour s’assurer qu’il résiste à ses ennemis naturels. Pour comprendre les qualités et usages d’un bois, il existe une classification des essences de bois encadrée par la norme EN 335, avec 5 classes de bois selon leurs usages et résistances à l’humidité :

  • Classe 1: bois pour menuiserie intérieure, à l’abri de l’humidité (humidité < 20%)
  • Classe 2: bois à l’abri des températures, pour charpente ou ossature (humidité occasionnellement > à 20%)
  • Classe 3 : bois au-dessus du sol et exposé aux intempéries fréquemment.
    • 3a: Humidification fréquente sur de courtes périodes (>20%), séchage complet avant ré-humidification.
    • 3b: portail, bardage, plancher… le bois n’est pas en contact avec le sol extérieur mais est soumis à une humidification fréquente (>20%) sur des périodes significatives.
  • Classe 4 : Le bois est en contact permanent avec l’eau douce ou un sol sujet à humidification récurrente : balcon, terrasse, pergola, poteau…
  • Classe 5 : Le bois est en contact avec de l’eau salé : ponton, pilier... 

Les classes 1 et 2 font l’objet d’un traitement par aspersion chimique, la classe 3a d’un trempage chimique. Les classe 3b, 4 et 5, font eux l’objet d’un traitement par injection d’une solution aqueuse en autoclave.

Pour un bardage en bois, les essences de bois de classe 3b sont souvent privilégiées. Toutefois, pour les zones très humides avec une potentielle rétention d’eau, il vaut mieux privilégier une essence de bois de classe 4.

 

Quels matériaux pour le bardage ?

Si l’on parle de bardage en « bois », il existe aujourd’hui différents matériaux proposant une finition similaire au bois :

 

Le bois naturel

Plusieurs essences de bois résineux sont appropriées pour un bardage en bois extérieur. Naturellement résistants aux intempéries, le traitement des lames assure un matériau durable aux écarts de températures et attaques d’insectes et champignons. Plusieurs essences de bois européens sont courrament utilisées :

-  Epicéa et sapin : Economiques, résistants et peu sujet à la fissuration. L’épicea propose un aspect clair jaunâtre pouvant être teint, lasuré ou peint. Le sapin plutôt blanc propose des reflets jaunâtres ou rougeâtres. En revanche, ces essences présentent une faible résistance aux intempéries, attaques de champignons et insecte, il faut donc qu’ils fassent l’objet de traitements adaptés.

 - Pin (Douglas, des Landes ou maritime) : Essence avec des rainures et nœuds très visibles, une couleur naturelle chaleureuse tendant vers le rouge. Plus cher que l’épicéa, le pin est résistant à l’humidité mais sensible aux insectes et champignons.

 - Mélèze : Le mélèze est reconnaissable esthétiquement avec une couleur brun clair qui tend vers le gris avec les années, sans perdre ses qualités d’isolation. Avec des rainures peu marquées et de rares nœuds, Résistant au froid, il apporte une résistance moyenne à l’humidité sans traitement mais est peu sujet aux attaques d’insecte.

Si ces 3 essences européennes sont les plus couramment employées dans la construction de bardage avec une exploitation raisonnable et contrôlée, il existe également des essences de bois importés d’autres pays:

- Le mélèze de Sibérie dispose de cernes plus resserrées que le mélèze d’Europe centrale, offrant à l’essence une meilleure résistance naturelle aux intempéries et au froid.

- Le Red Cedar, cèdre rouge originaire du Canada. Cette essence propose une couleur brun orangé/rougeâtre avec un grain fin et l’absence de nœud. Bois pauvre en résine, il apporte une résistance durable à l’humidité, aux insectes et champignons.

SI l’essence du bois est déjà un critère important de choix pour le bardage, on trouve pour chaque essence différents niveaux de qualité. Un indicateur de qualité de l’essence du bois est l’étude des cernes annuelles du bois. Plus elles sont resserrées, plus le bois est résistant.

Les lames composites

Les lames en bois composites mélangent des fibres ou particules de bois avec de la résine polymère.  Avec un rendu proche du bois, ces lames imputrescibles offrent une excellente isolation thermique, une bonne résistance aux écarts de températures, insectes et champignons. Esthétiquement, si le composite est moins chaleureux que le bois massif, les lames conservent mieux leur teinte d’origine au fil des années. L’inconvénient des lames composites en bois et résine reste le prix assez élevé pour ce matériau haut-de-gamme.

Les lames en contreplaqué

Les lames en contreplaqué offrent un aspect contemporain. Pour un bardage extérieur en bois, il faut veiller à ce que les panneaux respectent la qualité « CTB-X » de la certification Afnor, certifiant qu’ils conviennent à un usage extérieur.

Les lames en lamellé collé

Les lames en lamellé collé sont obtenues via la superposition de plusieurs épaisseurs de bois sous pression. Avec un rendu esthétique proche du bois massif, ce procédé permet de fabriquer des lames de dimensions supérieures en largeur et longueur.

 

Contraintes de pose  

Si vous avez désormais choisi quelle essence de bois et quel type de matériau vous souhaitez utiliser, il reste quelques choix pour la pose des lames du bardage bois :

Les lames du bardage mesurent généralement entre 40 et 200mm avec une épaisseur entre 15 et 18 mm. Pour réduire le risque de déformation du bois, il existe certains principes de proportionnalité : la largeur des lames profilées ne doit pas dépasser 7,5 fois leur épaisseur.

Orientation des lames

Pour le choix de l’orientation des lames, on distingue trois possibilités :

- Pose verticale des lames dit à la scandinave : l’eau s’écoule au fil du bois et le bardage propose moins d’emplacements où l’eau peut stagner. Le rendu tend à valoriser la hauteur de l’habitat.

- Pose horizontale dite à l’américaine : les techniques de pose évitent la stagnation d’eau, l’effet visuel a tendance à souligner la largeur de l’habitat.

- Pose en oblique : cette pose plus originale offre un rendu très élégant mais la pose est plus longue

En ce qui concerne la pose, il existe différentes techniques de raccord entre les lames :

- Bardage à clins traditionnel avec une pose horizontale en écaille, les lames se chevauchent sur au moins 2 cm.

- Pose à recouvrement de lames verticales : les lames du dessus couvrent les lames du dessous, celles-ci proposant différentes largeurs selon l’effet esthétique souhaité.

- Assemblage à rainure et languette de lames horizontales :  les lames sont équipées d’une rainure et d’une languette afin d’emboiter les lames entre elles.

- Assemblage à feuillures de lames horizontales : sur le même principe, les lames sont pourvues d’une feuillure extérieure et intérieure pour que les lames se couvrent parfaitement entre elles.

Pose à claire-voie de lames, où les lames sont posées avec un espace régulier. Pour une pose verticale, les lames sont posées simplement à l’aide d’écarteur. Pour une pose horizontale, il faut utiliser des lames biseautées à 15° minimum pour éviter la stagnation de l’eau sur la tranche supérieure. 

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